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Journal

Séances de 2026

mercredi 4 février 2026

Dans le câââdre de la préparation de nos vingt ans, pour lesquels nous bénéficierons du concours de nos anciens chefs, nous continuons de réviser le riche répertoire de cette longue carrière...

Les trois Haydn (on ne s'en lasse pas) entament la soirée. Pas de difficulté pour le psaume 69, abondamment travaillé la semaine dernière. Pour le psaume 31, « rompre la cadence » pour suggérer un point d'interrogation avant "the strong-built" (en 13) ; idem dans les deux autres couplets. Pour le psaume 41, « très intéressant, avec plus de nuances que les deux précédents » selon Christophe, le début sera très lent « pour poser l'ambiance ». Dans les « passages en imitation » (ex. 28-34), il faudra « jouer sur les contrastes ». Difficile dans cette pièce de caser les respirations : on inscrit de petits signes sur nos partoches.

​Pour le dîner, le chef se félicite de constater que la question des reprises qui nous ont « pris le chou » la dernière fois est réglée. Conclusion du travail : « c'était loin d'être nul ». Attention aux rythmes un peu serrés pour les voix hautes de "il - vaut - mieux - quejereste" (tout  attaché) en 52​. Les basses doivent prolonger le "a-a-a" de "pizzas" en 42.

​Love is all : sur Tèèm Tèèm Tèèm : mâchoires bien écartées (pour faire circuler le son), mais lèvres jointes (ça résume). Pour happy en 35 : « avoir la banane ». En 52 : at des hommes juste après le need des femmes et avant le at d'icelles. On va jusqu'à la fin. Les basses « donnent » un do aux sopranes en 63. En 109, le rythme du Ta ta ta ta ta ta tam doit être fort précis, et surtout il faut que le premier ta soit bien prononcé à l'unisson. Le pa-pa - pompom (94 sq.) ne doit pas être trop violent (≈ instrument à vent). On arrive à 127.​​

Il ne faudra pas prendre Bogoroditse à un rythme trop lent (quitte à le faire 2 fois)... sinon on ne pourra pas respirer ! Prononcer Bâ gâ ; en 4, le douï doit être dit comme douille. Respirer avant le Ma et faire durer le ri de Maria. En p. 2, les alti sont en vedette. On conclut la séance en chantant tou·te·s, debout, le morceau en entier. « Merci, c'était sublime »...

mercredi 28 janvier 2026

Le président rend compte de la réunion avec les chefs (passés et présent) pour la préparation de nos vingt ans ; il faudra s'organiser en petits groupes thématiques. Il est prévu des transitions humoristiques entre les chants.

 

Le chef semble nous encourager à la performance : les vocalises du début (surtout les "Si signor") sont poussées aux extrêmes...

Nous sommes invité·e·s, pour le dîner, à bien marquer le ton indiqué selon les passages : "boudeur", puis "fanfare". C'est de la comédie ! On se perd un peu dans les enchaînements, car la partition est un peu chaotique, mais on progresse. Petit problème de rythme chez les dames sur "joué pa-ar De Funès" en 34. Les ou-la-la-la en 45-46 doivent être "plus rigolards", mais "pas trop pimpants". Christophe râle un peu contre cette "partition moderne" qui n'indique pas clairement les reprises : on suit de 1 à 35, puis de 14 (dal segno) à 58. Les basses ne doivent pas chanter comme les ténors à partir de 25.  Finalement, « ça s'cale »... Ouf !

 

On passe au psaume 69 de Haydn (O let me in). Les basses ne doivent "pas trop creuser", surtout les finales. On doit mettre du "a" dans le "ô", et du "u" dans le "i". On a tous la même note dans "fear" (un la).

Le psaume 41 (Maker of all), que Christophe, après l'avoir refusé, consent à nous faire chanter un ton en dessous, fait particulièrement souffrir les basses en 18 ! Insister sur le "h" de "hand". Certaines phrases sont très difficiles à prononcer dans un anglais bourré de consonnes. On va jusqu'en 34 ; on est censé s'entraîner jusqu'à la fin : on a les fichiers de Paul.

Love is all : il ne faut pas trop accentuer les "tèm tèm tèm" ; le premier temps doit toujours être chanté plus fort que le deuxième (rebond). Attention à l'enchaînement difficile en 56. Après 61, les "deum" doivent être prononcés avec l'accent lyonnais [døm] et il faut faire résonner le "m". Pour les alti, le "need" est en deux syllabes : [ni:] en haut, puis [i:d] en bas. Les basses, après 56, soyez imperturbables dans le rythme !

On termine (en 4ème vitesse) par Bogoroditse Dievo : un seul couplet. Les respirations sont impossibles ! (inspirer comme on peut, discrètement, pas tous ensemble dans le même pupitre ; respirer avant le "ma" de "Marié"). Verdict : « c'est bien, il y a de beaux restes ! Je l'ai entendu si souvent massacré, celui-là... ». Il faudra encore séparer les 2 parties d'alto.​..

samedi 24 et dimanche 25 janvier 2026

Notre camarade Christian a eu la riche idée — et l'épatante énergie — d'organiser pour nous un petit week-end au sud-est du Jura, au refuge du Berbois.  Excellente initiative !  Les images ci-dessous, plus qu'un long discours, vous en convaincront...

Pour accéder aux mêmes photos, mais plus grandes, n'hésitez pas à cliquer ici !

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mercredi 21 janvier 2026

 

Ce soir, les rangs des hommes sont clairsemés (seulement 2 ténors et 3 basses)... On essaie de chanter un peu plus fort !

Nous consacrons un bon moment  à Love is all : ce morceau provient de Butterfly's ball (le bal du papillon). Nous manquons un peu de confiance au début, mais nous prenons peu à peu de l'assurance : « là, ça commence à sonner ! », dit Christophe. Les ténors sont priés d'être plus lyriques sur les "ou" : « vous êtes dans une trame expressive, lâchez-vous ! », les basses, « soyez plus instrumentaux ! », « faites vos "tem tem" [tʌm] (pas "tom" ni "tèm"), comme une trompette ! ». « Mesdames, vous êtes un peu poussives ! », « en 62, retombez bien ensemble sur "tou" et "pa" ! » . Quand le chef réfrène le pupitre à sa gauche, un ténor renchérit : « doucement les basses ! » ; en 97, la blanche pointée de ces derniers doit être tenue jusqu'au bout. Pour tou·te·s, bien tenir le dernier "tam" en 109.  Les sopranes : « très legato dans les la-li-lo de 94 à 101 ».

​Bogoroditse dievo Radouisia de Rachmaninov (prière à la Vierge) est un chant étudié il y a longtemps, mais qui revient bien. Un débat s'engage sur le nombre de syllabes (une ou deux ?)  en 4 sur douï ; on s'entend sur       . Certain·e·s choristes adoptent un tempo trrrrrès lent (largo) ; on se met d'accord sur un lento. Le doyen s'exprime : « c'est pas pour les vieux, qui ne peuvent pas respirer ! ». Surtout, pas de douleur : c'est un moment de joie. Pas d'accent tonique sur le "die",

« sinon c'est du rock-and-roll ! », dit Christophe. Respirer avant le "ma" de "Marié".

Avant de chanter O let me in de Haydn, la prononciation est demandée au ± angliciste. « Y'a pas de tierces », dit le chef.

« Quand c'est haut, ouvrez la bouche : le a passe beaucoup mieux que le e ». En 8-9-10 ("thine ear, o Lord"), on passe en mineur, ce n'est plus du tout la même ambiance... Cette fois-ci, on ne chante que les 2 premiers couplets.​​​​​​​​​​​​​​

​Pour Le dîner, Christophe demande comment on avait fait pour accompagner la première phrase. Réponse simple : pas d'accompagnement. Respirer tous ensemble. Les hommes doivent changer de style en 10, en passant de pom pom à ou ou. Les basses, bien tenir la note de viii ("on improvise") en 19 : pas de silence. Verdict du chef : « c'est bien mignon, bien homogène ».

 

Nous terminons par This marriage, que nous chantons d'un seul trait. Appréciation de Christophe : « c'est très apaisant »...

mercredi 14 janvier 2026

Nous arrivons une demi-heure plus tôt que d'habitude, pour partager la galette des rois et recevoir de Christian toutes les informations attendues sur notre séjour jurassien des 24 et 25 janvier.  Il en sera évidemment question ici plus tard...

 

​​​​​Puis nous attaquons Maker of all (de notre ami Haydn), que le chef descend d'un ton, pour épargner aux dames des aigus difficiles et parce que la voix de basse est plutôt (sauf pour quelques notes) proche de celle de baryton. Nous sommes invité·e·s à insister sur "Ma" [mei] (plutôt que sur "all"). Christophe nous demande : « c'est à combien ? » ; réponse : « 2 temps ! ».  Marquer en 19 la césure après "hand", dont il faut bien expirer le "h" ; "alla breve" veut dire que le tempo doit être accéléré. À partir de 2., ça devient "plus vertical". Le chef conclut par un « bravo », nous en sommes flatté·e·s...

 

Après cette partition que nous avions peu chantée, et ce il y a bien longtemps, nous entrons en territoire mieux maîtrisé :

 

Le psaume 69  O let me in th'accepted hour (du même) revient bien plus facilement à nos mémoires, et nous produisons, en toute modestie, une belle prestation. Attention au point d'orgue en 13. Sur les notes les plus hautes, mettre du "i" dans le "e", et dans les plus basses, plutôt du "a" ! Comme il y a 4 couplets, il faudra quand même plus de dynamisme et des variations.

 

Le dîner de Bénabar apporte un peu de légèreté dans la musique et de saveur dans les paroles. Nous nous souvenons bien de ce morceau que nous avions plus ou moins contraint notre Vénéré Chef Xavier à inclure dans notre répertoire... On est sensé être « tantôt dans la bouderie, tantôt dans la fanfare, tantôt dans une douceur plus ou moins innocente » !

Un petit cafouillage pour reprendre en 14 après la mesure 36, mais la pièce n'est pas très difficile et nous sommes à l'aise.

​This marriage  est une autre paire de manches ! Notre mémoire flanche un peu, et nous rencontrons beaucoup de problèmes de rythme : « pensez bien que ce sont des blan-ches ! »... Pas de respiration entre "here" and "after". Pièce à retravailler !

​Nous débordons un peu de notre horaire afin de répéter Love is all. Pour les basses, un "tèm" sur deux accentué : « soyez vraiment dynamiques sur le premier pour faire passer le 2ème en douceur ». Le rythme, de 40 à 48, est difficile à respecter. « Quand une noire succède à deux croches, on fait comme si c'était un triolet régulier ». On en apprend, des choses !

Nous rêvons , la nuit suivante, de marche en  chaussures à crampons sur des anticlinaux enneigés...

    

 

mercredi 7 janvier 2026

Retrouvailles après les fêtes ; quelques absent·e·s et éclopé·e·s... Une fois les bises de bonne année échangées, nous reprenons des morceaux anciens, en prévision de la célébration de nos 20 ans.

Avant d'entamer O let me in de Haydn, le chef demande lecture et traduction au choriste  vaguement angliciste, puis on chante, en ternaire bien sûr (c'est dansant !). Attention pour les sopranes en 14-16 : quand 𝅗𝅥 précède  𝅝, ne pas insister

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sur la blanche (écourtée) et marquer l'appoggiature sur la ronde. Pour tout le monde (surtout pour les basses), dans les aigus répétitifs, mettre du "u" dans les "i"...  On s'en sort bien.

Love is all, de Roger Glover (de Deep purple). Au début, descente de gamme : il faut absolument re-bon-dir ! Bien prolonger la fin de la phrase, afin de souligner l'harmonie et de faire en sorte que l'unisson soit totalement juste. Pour l'ensemble du chœur, particulièrement pour les basses, le 1er temps doit être poussé avec les abdos, le 2ème thème doit s'entendre "en écho" et "s'écoule tout seul".

This marriage  d'Eric Whitacre,  compositeur réputé de musique pédagogique pour chœurs d'universités américaines.

Bonne nouvelle : les basses et les alti chantent la même chose. Pour tou·te·s, « la difficulté est dans le triolet de noires »... Explication : « un triolet de croches est sur 1 temps, le triolet de noires sur 2 temps ». Bien lier "a seal of" en haut de la p. 6.

« Sur "hereafter", noter les "quintes parallèles", normalement utilisées par la musique médiévale ». Heureusement, les sopranes « subliment la mélodie » (frustration intense des autres pupitres).

Pour finir, Bogoroditse Dievo de Rachmaninov (ne pas confondre avec celui du "tintinnabuliste" estonien Arvo Pärt , que nous avons chanté aussi). Rien à signaler, on rentre chez soi en bravant le verglas et la neige.

Rappels : notre stage jurassien aura lieu le week-end des 24-25 janvier ; nous devrions recevoir, pour émettre nos vœux concernant notre chambre (ou chambrée, d'ailleurs) un message sur WhatsApp . Et pour la semaine prochaine, rendez-vous une demi-heure plus tôt (20 h)... Nous tirerons les rois !

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